Foire aux Questions

AATF Foire aux questions 

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  1. Qu'est-ce que la Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles ?
  2. Qu'est-ce qui représente le cœur des affaires de l'AATF ?
  3. Comment l'AATF est-elle née ?
  4. Pourquoi l'Afrique subsaharienne a--t-elle besoin d'une organisation de tranfert de technologie comme l'AATF ?
  5. Quelle est l'importance de l'AATF pour l'Afrique subsaharienne ?
  6. Qu'est-ce qui rend l'AATF unique ?
  7. Avec qui l'AATF travaille-t-elle ?
  8. Le transfert de technologie est-il une baguette magique qui va résoudre les problèmes agricoles de l'Afrique subsaharienne ?
  9. Quelle est la position de l'AAATF sur les organismes génétiquement modifiés ?
  10. Que sont les transferts de technologie libre de royalties, comment se pratiquent-ils, et quel pourrait être leur intérêt pour des sociétés à but lucratif ?
  11. Quelles sont les filières institutionnelles utilisées par l'AATF pour distribuer les nouvelles technologies et pour s'assurer qu'elles atteignent bien les petits paysans et qu'ils en bénéficient ?
  12. Quels sont les domaines problématiques prioritaires courants dont l'AATF s'occupe ?
  13. Comment les domaines problématiques dont l'AATF s'occupe ont-ils été établis ?
  14. Quels sont les projets couramment implémentés par l'AATF ?
  15. Quel est l'impact anticipé des interventions de l'AATF ?
  16. Quels seront les gains résultant des efforts de l'AATF pour les petits paysans disposant de faibles revenus ?
  17. Quelle est la taille de l'AATF?
  18. Quels sont les investisseurs principaux de l'AATF ?
  19. Y-a-t-il suffisamment de bonne volonté pour que l' AATF réussisse ?

Qu'est-ce que la Fondation Africaine pour les Technologies Agricoles (AATF) ?
L'AATF est une organisation à but non lucratif dédiée à l'accroissement de la productivité des petits paysans disposant de faibles ressources en Afrique subsaharienne. Sa mission est d'améliorer la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté en fourmissant aux petits paysans un meilleur accès à des technologies agricoles améliorées et à un meilleur savoir-faire. Dans la poursuite de sa mission, la structure et les opérations de l'AATF s'inspirent des meilleures pratiques suivies aussi bien par les institutions du secteur public que celles du secteur privé. L'AATF facilite et encourage des partenariats public/privé dont le but est de s'assurer que les fermiers africains ont accès à des technologies agricoles qui améliorent leur productivité. L'AATF est une association caritative reconnue d'utilité publique selon les lois d'Angleterre et du Pays de Galles et bénéficie d'un statut d'exemption fiscale aux États-Unis. Elle est incorporée au Kenya et au Royaume Uni et Le gouvernement du Kenya, où est son siège, lui a accordé le statut de pays d'accueil.

Qu'est-ce qui représente le cœur des affaires de l'AATF ?
Le cœur des affaires de la fondation est d'établir un lien entre les paysans disposant de revenus faibles avec les technologies agricoles dont ils ont besoin pour augmenter la productivité et la profitabilité de leurs exploitations agricoles. Les technologies mises en avant par l'AATF varient selon les besoins prioritaires identifiés en fonction des paysans, et peuvent inclure des solutions chimiques, mécaniques, biologiques ou de procédés. L'AATF est bien positionnée pour identifier et négocier les technologies dont les fermiers ont besoin mais qui ne leur sont pas facilement accessibles. Les objectifs principaux de la Fondation sont de :

  • Travailler avec les parties prenantes pour définir clairement les besoins réels des petits paysans de la région et identifier les opportunités de satisfaire à ces besoins par le biais d'un transfert et d'une utilisation libre de royalties de technologies propriétaires nouvelles ou existantes ;
  • S'assurer que les fermiers de la région obtiennent un accès effectif et qui soit à leur portée financière à des outils, du matériel et un savoir-faire agricoles pratiques ;
  • Faciliter les efforts de recherche agricole publique et privée et le développement d'institutions travaillant au développement et à la livraison de produits utiles aux paysans ; et
  • Créer des marchés durables et un engagement à long terme du secteur privé dans le processus de développement.

Comment l'AATF est-elle née ?
L'AATF est le résultat d'un processus consultatif intensif supporté par la Rockefeller Foundation, qui démarra en 2000, s'étendit sur deux ans et impliqua un certain nombre de parties prenantes africaines, européennes et américaines soucieuses de trouver des moyens effectifs de renforcer la sécurité alimentaire en Afrique subsaharienne. En prenant les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) pour point de départ, les parties prenantes engagées dans ce dialogue cherchèrent à identifier plus clairement les problèmes reliés au développement agricole de la région , et tout particulièrement ceux qui affectent l'accès et la livraison de technologies agricoles aux fermiers. Un conseil consultatif de conception fut formé avec des instituts de recherche agricole, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), des sociétés semencières sélectionnées, des organisations ayant des droits propriétaires sur des technologies potentiellement utiles et des organisations donatrices ; ce conseil consultatif établit un cadre de travail pour les opérations de l'AATF et pour son rôle dans le transfert de technologies.

Pourquoi l'Afrique subsaharienne a--t-elle besoin d'une organisation de transfert de technologie comme l'AATF ?
L'Afrique subsaharienne a les taux les plus élevés de famine et de malnutrition et l'agriculture la moins productive du monde. Environ un tiers de la population est donnée comme manquant de sécurité alimentaire - définie comme ayant assez de nourriture pour vivre une vie productive et en bonne santé. Entre 1980 et 1995, l'Afrique subsaharienne est la seule région ayant expérimenté une baisse de la production des cultures, la production annuelle baissant en moyenne de 8%. Ceci est à comparer avec une augmentation de 27% en Asie et de 12% en Amérique latine. Les développements des sciences et des technologies agricoles représentent un espoir d'améliorations majeures de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté en Afrique subsaharienne. Les Documents de stratégie de réduction de la pauvreté africains (DSRP), le nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) et les politiques et plans des agences multilatérales de développement soulignent le besoin qu'a l'Afrique d'accéder à de nouvelles et meilleures technologies agricoles. Certaines de ces technologies - dont plusieurs sont propriétaires - peuvent être facilement adaptées aux conditions agro-économiques de la région et rendues disponibles de façon à ce que les paysans pauvres puissent améliorer leurs systèmes de production ainsi que le commerce et stimuler de par là même une croissance économique plus forte et plus équitable sur une base durable. Mais l'adaptation de ces technologies et les processus de transfert requièrent un avocat - quelqu'un qui puisse représenter les intérêts de toutes les parties - et ceci est le rôle assumé par l'AATF.

Quelle est l'importance de l'AATF pour l'Afrique subsaharienne ?
L'AATF fournit un mécanisme efficace pour négocier l'accès et le transfert de technologies propriétaires et d'autres technologies appartenant à des organisations des secteurs public et privé, où que ce soit de par le monde. La Fondation identifie et facilite le transfert des technologies propriétaires dont les petits paysans africains ont besoin d'une manière qui prend en compte et résout les inquiétudes légitimes des fournisseurs et des utilisateurs de ces technologies. L'AATF assume le rôle de "partie responsable" dans le processus de transfert de technologies et joue un rôle directeur essentiel dans le développement et le déploiement de ces technologies. Elle facilite également la création de réseaux appropriés à long terme pour gérer le déploiement de ces technologies à tous les stades de la chaîne de valeur.

Près de deux tiers des personnes pauvres en Afrique vivent dans des zones rurales et leur subsistance dépend de l'agriculture. Pourtant, une productivité au niveau de la ferme faible et souvent à la baisse est une cause majeure de la persistance de revenus bas et de la faim. Dans les 50 dernières années, la science agricole et les améliorations de technologie ont eu un impact immense et positif sur la pauvreté et la faim dans les pays en développement, mais principalement en Asie et en Amérique latine - l'Afrique doit encore réaliser la totalité du potentiel offert par les sciences agricoles. Et bien que ce potentiel soit très réel, , ni le public, ni les organisations de développement et de recherche agricole ne peuvent, de par eux-mêmes, le capitaliser facilement.

Des sociétés internationales des sciences de la vie détiennent les droits de la majorité de la nouvelle propriété intellectuelle agricole et ont développé des technologies, des produits et des procédés innovateurs pouvant être facilement adaptés pour l'amélioration de la productivité des fermiers africains. Cependant, elles ont peu de motivation économique pour le faire. Ces sociétés sont forcées de se concentrer sur les marchés importants du fait des coûts élevés de l'identification, du développement et des essais des produits, des approbations réglementaires, de la fabrication et du développement de marché. Elles ont un intérêt limité pour les cultures qui ne croissent que dans le pays africains où les marchés sont réduits et le potentiel de croissance perçu comme étant limité.

D'un autre côté, les organisations de développement et de recherche du secteur public dans les pays en développement ont une connaissance approfondie des variétés de culture et des méthodes d'exploitation locales, ainsi que des besoins des fermiers disposant de faibles ressources. Les institutions de recherche travaillant sur des cultures mineures ou sur des cultures d'une importance cruciale pour les pauvres - mais pour lesquelles il existe un marché limité - dépendent généralement d'un financement public. Ces organisations sont par conséquent souvent limitées dans ce qu'elles peuvent faire par un financement public lent et incertain. De plus, elles ont généralement un accès limité aux technologies propriétaires ou à d'autres technologies détenues par des institutions des secteurs public et privé des pays développés et des pays en développement.

Qu'est-ce qui rend l'AATF unique?
L'AATF est unique de plusieurs façons :

  • Elle tient place de "portail unique" permettant l'accès à des technologies propriétaires, des connaissances et un savoir-faire ;
  • Elle sert de "négociant honnête"; en négociant un transfert libre de royalties de technologies détenues par des instituts de recherche avancée publics ou privés dans les pays développés et dans les pays en développement ;
  • Elle travaille tout au long de la chaîne de valeur, de la recherche de base à la recherche adaptée au développement, à la distribution, à la production et au marketing; et
  • La Fondation utilise son pouvoir de rassemblement pour mettre autour de la même table des partenaires potentiels divers des secteurs public et privé et, ce faisant, sert de catalyseur à l'innovation,

Avec qui l'AATF travaille-t-elle ?
L'AATF met fortement l'accent sur des partenariats. Dans la poursuite de sa mission et de ses objectifs, l'AATF collabore avec les parties prenantes nombreuses qui sont impliquées dans le développement agricole en Afrique subsaharienne. Elle encourage la création de nouveaux partenariats et réseaux public/privé abordant la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté, le développement de marché et la croissance économique. La Fondation travaille avec ses nombreux partenaires pour identifier, acquérir, adapter et livrer des technologies agricoles appropriées aux fermiers disposant de revenus faibles. Les partenaires courants de l'AATF incluent des gouvernements africains (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Nigéria), des fermiers, des producteurs et des consommateurs agricoles, des agences et des institutions agricoles nationales et régionales telles que FARA, ASARECA, CORAF, KARI (Kenya) NARO et UNCST (Ouganda) COSTECH (Tanzanie) IAR, ARCN et NABDA (Nigéria) ; des organisations sous-régionales, des institutions et des agences internationales telles que CIMMYT, IITA, TSBF-CIAT, des ONG locales et internationales, des entités des agro-industries en plus d'investisseurs de développement et de détenteurs de propriété intellectuelle agricole tels que Monsanto, BASF, Academia Sinica et Arcadia Biosciences.

Le transfert de technologie est-il une baguette magique qui va résoudre les problèmes agricoles de l'Afrique subsaharienne ?
À elles seules, les technologies agricoles avancées ne vont pas résoudre les problèmes de productivité, les problèmes socioéconomiques qui leurs sont associés, et les problèmes d'infrastructure de l'Afrique subsaharienne. Les problèmes des petits paysans de la région ne seront pas résolus uniquement par des interventions de transferts de technologie. Il existe d'autres facteurs affectant la production et la disponibilité de nourriture, comme les politiques, les capacités institutionnelles, et les canaux de distribution et de marketing. Mais ce qui est important est que ceux-ci ont été reconnus par les gouvernements africains et sont pris en compte en collaboration avec d'autres partenaires. Il existe cependant des technologies agricoles modernes présentant l'espoir de récoltes en dépit de la sécheresse, de terrains appauvris, et des maladies et des insectes nuisibles, qui sont actuellement parmi les contraintes les plus limitatives à la productivité des petites exploitations. Et dans les cas où les contraintes de productivité sont reliés à des barrières aux transferts de technologies, l'AATF va contribuer à l'accès et à la livraison.

Quelle est la position de l'AAATF sur les organismes génétiquement modifiés ?
Les organismes génétiquement modifiés (OGM) fournissent certainement une des nombreuses solutions que les fermiers pourraient utiliser pour accroître leur productivité. L'utilisation des OGM a provoqué des débats émotionnels dans bien des milieux, mais l'approche de l'AATF est d'éviter des généralisations ou des descriptions générales décrivant les OGM, et en fait la science dans son ensemble, comme étant bonnes ou mauvaises. Comme pour toutes les décisions importantes que les gouvernements ont à prendre, et compte-tenu du besoin urgent de l'Afrique à augmenter sa productivité agricole, les preneurs de décisions doivent considérer les options disponibles et balancer les risques et les bénéfices qui leur sont associés avant d'agir. Une des contributions majeures de l'AATF est de fournir à ses partenaires et aux parties prenantes autant d'informations que possible sur ces risques et ces bénéfices. Lors de l'identification des solutions disponibles pour les fermiers, la fondation est résolue à assurer des tests complets et la conformité réglementaire de toutes les technologies destinées à l'usage des petits exploitants agricoles. La protection de l'environnement, la santé, et les normes de biosécurité et nutritionnelles ne seront pas compromises.

Que sont les transferts de technologie libres de royalties, comment se pratiquent-ils, et quel pourrait être leur intérêt pour des sociétés à but lucratif ?
Les royalties sont généralement calculées en pourcentage du profit net ou brut, ou sont un montant fixe sur la vente auquel les détenteurs de propriété intellectuelle ont droit dans les termes du contrat. Lors de la négociation de l'accès aux technologies, l'AATF signe des accords légaux garantissant que les produits développés en utilisant les technologies soient sous licence de l'AATF, et la Fondation les met alors à la disposition des petits exploitants agricoles sans charger de royalties.

Le processus commence par l'identification des fermiers et des organisations de développement agricoles ainsi que des domaines problématiques prioritaires. L'AATF consulte alors les détenteurs de technologies pour déterminer les technologies les plus adéquates et les plus efficaces pour tenir compte des problèmes identifiés comme étant confrontés par les fermiers. Agissant en tant qu'intermédiaire, l'AATF négocie avec les détenteurs de technologies de la part des bénéficiaires éventuels et, en cas de réussite, entre dans des accords commerciaux qui lui permettent d'accéder à cette technologie propriétaire et de l'utiliser. La Fondation passe alors des accords commerciaux avec les institutions de la région et d'ailleurs pour continuer la recherche, l'adaptation et la dissémination. En tant que partenaire responsable dans ces relations, l'AATF surveille la conformité avec les termes de l'accord afin de protéger les intérêts des utilisateurs tout autant que ceux des détenteurs de technologies. De cette manière, l'AATF facilite la formation de partenariats public/privé qui amènent un transfert de technologies et l'utilisation de celles-ci par les exploitants disposant de faibles revenus en Afrique. Bien que les actions sous-jacentes aux actions des différents partenaires peuvent varier, ils partagent tous un intérêt commun pour contribuer à réduire la sécurité alimentaire et la pauvreté dans le continent, et pour une amélioration de la viabilité commerciale de l'agriculture africaine.

Quelles sont les filières institutionnelles utilisées par l'AATF pour distribuer les nouvelles technologies et pour s'assurer qu'elles atteignent bien les petits paysans et qu'ils en bénéficient ? .
Des institutions nationales de recherche agricole et de développement, des services d'extension du gouvernement, des ONG, des sociétés semencières, et des associations et des coopératives de fermiers représentent les partenaires essentiels pour s'assurer que les technologies parviennent aux fermiers Lorsque cela s'avère nécessaire, l'AATF appuie la dissémination de nouvelles technologies en soutenant la production de semences ainsi que des activités de formation et de sensibilisation des fermiers pour s'assurer que les fermiers sont à même d'avoir cet accès à un prix raisonnable.

Quels sont les domaines problématiques prioritaires courants dont l'AATF s'occupe ?
L'AATF a jusqu'à présent comme cibles prioritaires de son intervention le contrôle de mauvaises herbes et d'insectes nuisibles destructifs pour les cultures vivrières de base, telles que le maïs et le niébé ; l'amélioration de la qualité nutritive des céréales ; l'amélioration de productivité de la banane, de la banane plantain et du manioc ; le contrôle des mycotoxines dans les cultures céréalières; et la réduction de la sécheresse dans les céréales. Ceci représente des problèmes communs pour des millions de petits producteurs dans une aire géographique étendue en Afrique subsaharienne.

Comment les domaines problématiques dont l'AATF s'occupe ont-ils été établis ?
Les priorités de l'AATF sont basées sur les résultats d'enquêtes nationales et régionales qui ont identifié les problèmes les plus urgents que les fermiers confrontent. L'AATF travaille avec ses partenaires et les parties prenantes selon un processus systématique basé sur la demande pour sélectionner les projets à implémenter. Les projets sélectionnés doivent adresser les contraintes de productivité hautement prioritaires qui doivent être surmontées pour accéder et utiliser les nouvelles technologies agricoles. Les projets ne sont poursuivis que s'il est clair que, dans les pays ou régions cibles, les contraintes à une utilisation profitable et durable d'une technologie par les petites exploitants sont surmontées ou peuvent être gérées dans un espace de temps et à un coût raisonnable

Quels sont les projets couramment implémentés par l'AATF ?
La fondation implémente couramment cinq projets majeurs, plusieurs autres projets étant également sous considération :

Contrôle du Striga dans les champs de maïs :Également connu sous le nom d'herbe des sorcières, le Striga est une mauvaise herbe parasitique qui absorbe les nutriments du maïs, et pouvant ainsi affaiblir les rendements jusqu'à 80% ; L'AATF encourage une semence de maïs résistante à l'Imazapyr (StrigAway®) qui s'est révélée efficace contre cette mauvaise herbe chez des fermiers de l'Afrique de l'est et de l'Afrique centrale. Les projets de l'AATF passent généralement par trois phases essentielles : formulation de projet, développement du produit et déploiement du produit. Le projet de contrôle du Striga est en stage de déploiement, et l'AATF travaille avec ses partenaires principaux et une gamme étendue de parties prenantes pour encourager les fermiers à tester et adopter cette technologie.

Développement de variétés de niébé résistantes au Maruca : Ce projet vise à donner aux petits exploitants agricoles en Afrique subsaharienne un accès à des variétés préférées de niébé offrant une résistance à l'insecte nuisible foreur de gousses Maruca vitrata. Ce projet est en stade avancé de développement et des essais sur le terrain de semences résistantes au Maruca-dans des conditions contrôlées sont en cours.

Amélioration de la résistance de la banane au flétrissement bactérien : En 2001, la maladie du flétrissement bactérien de la banane se déclara en Ouganda. Elle s'est rapidement répandue en Afrique de l'est et menace maintenant la production de bananes dans la région des Grands Lacs. Avec ce projet - qui en est encore au stade de développement de produit - l'AATF et ses partenaires travaillent au développement d'un bananier à haut rendement résistant à cette maladie.

Maïs économe en eau pour l'Afrique (WEMA) : L'Afrique est un continent sujet à la sécheresse, ce qui présente des risques pour des millions de petits exploitants agricoles qui dépendent des précipitations pour la croissance de leurs cultures. Ce projet a pour but de développer de nouvelles variétés de maïs résistantes à la sécheresse qui soient bien adaptées aux agro-écologies africaines. Un travail considérable a été accompli pour développer des produits potentiellement viables et ce projet est à un stade de développement avancé, préparant des essais sur le terrain dans des conditions contrôlées.

Variétés de riz ayant un efficacité d'utilisation de l'azote et une tolérance au sel améliorées : Ce projet, qui en est au stade de développement de produit, vise à développer des variétés de riz appropriées pour des sols pauvres en azote et pour ceux qui ont un fort teneur en sel.

Projets sous considération : Plusieurs concepts de projets sont en considération. Des études conceptuelles ont été développées pour deux d'entre eux, un sur l’aflatoxicose aiguë causée par la consommation de cacahuètes et de maïs, et un autre sur la mécanisation et l'utilisation du manioc.

Quel est l'impact anticipé des interventions de l'AATF ?
Le but ultime des interventions de l'AATF est d'améliorer la productivité agricole et de contribuer et de fournir de meilleurs moyens d'existence aux petits paysans par le biais d'un accès à des technologies appropriées et de leur utilisation. Tous les projets de l'AATF visent à confronter des contraintes spécifiques et à contrecarrer les impacts négatifs.

Prenons le contrôle du Striga dans les champs de maïs comme exemple ; des estimations conservatives montrent qu'une fois pleinement adoptées au Kenya - où environ 210 000 ha de terrain sont infestés par la mauvaise herbe - la technologie proposée (maïs résistant à l'IR) produira 62 000 mt de maïs additionnel avec une valeur d'environ 11,2 millions de dollars américains aux prix courants. Les données des essais sur des fermes au Kenya indiquent que les rendements moyens avec cette technologie se sont accrus de 500 kg/ha (une valeur d'environ 155 USD) à 3 000 kg/ha (avec une valeur d'environ 920 USD). Le bénéfice net coût/bénéfice prévu par l'utilisation du maïs résistant à l'Imazapyr pour le fermier moyen est approximativement de 45:1, un rapport de 45%. De plus, parce que l'utilisation de cette technologie réduit la banque de semences de la mauvaise herbe dans le temps, des champs abandonnés peuvent être remis en valeur et à nouveau exploités. Les résultats obtenus au Kenya seront dupliqués dans d'autres pays où le Striga a des impact négatifs similaires sur la productivité des cultures au travers de réseaux collaboratifs impliquant les instituts de recherche agricole nationaux respectifs.

En ce qui concerne le développement de variétés de niébé résistantes au Maruca-, des études de cas et des évaluations d'impact ex-ante indiquent que les rendements augmenteraient de 0,35 t/ha (sans insecticides) à environ 0,5 t/ha. Ceci représente une augmentation de rendement anticipée de 20-40%. Il est estimé que l'utilisation de variétés améliorées de niébé résistantes aux insectes améliorera le niveau de profits net des fermes d'environ 40%. Ceci sera principalement le résultat de la diminution de la destruction duMaruca et d'une utilisation moindre de pesticides chimiques onéreux. Des résultats sur la santé sont prévus comme conséquence de la réduction de l'utilisation des insecticides, et quoique ceux-ci sont difficiles à mesurer, les coûts associés à des impacts nuisibles pour l'environnement seront également en baisse.

Quels seront les gains résultant des efforts de l'AATF pour les petits paysans disposant de faibles revenus ?
En conséquence du travail de l'AATF, les fermiers peuvent éventuellement s'attendre à des meilleures rendements de leurs cultures de produits de base les plus importants, y compris le maïs, le niébé, la banane, le riz et le manioc. Ceci entraînera des améliorations en termes de sécurité alimentaire, que ce soit au niveau des ménages ou au niveau national. Les meilleurs rendements contribueront également potentiellement à de meilleurs revenus et de meilleurs moyens d'existence, avec les fermiers produisant des produits supplémentaires.

Quelle est la taille de l'AATF?
L'AATF est une organisation de taille réduite comprenant actuellement dix gestionnaires recrutés dans divers pays africains et treize membres de personnel de soutien recrutés localement. Le plan d'affaires de la Fondation conçoit le maintien d'une petite organisation fortement concentrée travaillant avec des réseaux dans l'ensemble de l'Afrique et s'assurant que les besoins nationaux soient pris en considération et qu'une gestion professionnelle des technologies sous licence soit assurée. Afin de mieux coordoner ses efforts en Afrique de l'Ouest, l'AATF ouvrira prochainement un bureau à Abuja, Nigéria.

Quels sont les investisseurs principaux de l'AATF ?
La Rockefeller Foundation, USAID (United States Agency for International Development) et le Département du développement international du Royaume Uni (DFID) ont fourni un appui financier pour la conception et le démarrage des activités de l'AATF. Ces donateurs restent aujourd'hui les investisseurs principaux de l'AATF. Plus récemment, la Fondation Bill & Melinda Gates et la Fondation Howard G. Buffet ont fourni un financement de projet significatif pour confronter les problèmes de la sécheresse et du maïs.

Y-a-t-il suffisamment de bonne volonté pour que l' AATF réussisse ?
Il est bien clair qu'une bonne volonté énorme existe chez nos partenaires et dans les parties prenantes pour le genre de travail dans lequel l'AATF est impliqué. Mais l'AATF aura besoin de plus que de bonne volonté pour réussir dans sa confrontation avec la sécurité alimentaire et la pauvreté. Environ la moitié de la population africaine et un bon deux-tiers des Africains vivant dans les zones rurales survivent sur moins d'un dollar par jour. Dans l'ensemble du continent, et en fait dans le monde entier, il est maintenant reconnu que pour surmonter les défis apparentés de la pauvreté et de la sécurité alimentaire - qui entravent bien d'autres dimensions du développement - l'Afique doit tirer des millions de petits exploitants agricoles hors de la situation dans laquelle ils se trouvent et qui est celle d'une agriculture de subsistance et les diriger vers un type d'exploitation commerciale. L'atteinte de cet objetif est dans le meilleur intérêt des parteniares de l'AATF et de ses parties prenantes qui reconnaissent tous le rôle critique du transfert de technologie dans le développement de l'Afrique.

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